Serait-on à court de bois au Nouveau- Brunswick?

Bien que la très grande majorité des forêts composées de vieux grands arbres ait été coupée au Nouveau-Brunswick, une grande partie de la forêt acadienne indigène demeure encore variée, en santé et productive. Les multinationales forestières prétendent qu'une récolte à long terme d'une façon durable ne pourrait pas satisfaire leurs besoins; alors, elles voudraient que les quantités récoltées soient toujours plus grandes afin de soutenir leur soif de d'expansion. Bien entendu, c'est au-delà de toute logique d'imaginer que l'on puisse doubler les récoltes actuelles sans que la terre et la population du Nouveau-Brunswick en subissent les énormes conséquences.

Le Nouveau-Brunswick n'est pas à court de bois, mais les travailleurs et les travailleuses de la forêt, la faune et le public en général seront à court de forêts si les propositions des entreprises étaient approuvées par notre gouvernement.

Est-ce qu'abandonner la surveillance du gouvernement sur nos forêts, est-ce que couper le bois encore plus près des cours d'eau, est-ce que doubler les quantités récoltées et engloutir des millions de dollars des contribuables peut créer plus de richesse et de prospérité au Nouveau-Brunswick? Peu probable. En réalité, nous nous retrouvons devant une proposition des entreprises qui ignorerait l'intérêt du public et qui déciderait, pour toujours, que toutes nos forêts au Nouveau-Brunswick appartiennent aux entreprises et non plus aux citoyens de la province.

Si nous voulions vraiment protéger les emplois existants et nous garantir des emplois pour le futur, nous devrions plutôt nous concentrer sur la diversification de nos entreprises forestières, et nous devrions nous sortir de notre dépendance envers les produits à faibles marges de profit comme la pâte à papier et le papier journal. Nous devrions aussi étudier comment nos forêts pourraient être utilisées différemment, notamment pour le tourisme, dans la production de produits de bois de qualité, et dans la production d'autres produits comme les champignons gastronomiques ou l'if du Canada.

Des coupes à blanc jusqu'aux bords des cours d'eau et de stériles plantations inanimées sont loin d'être les composantes d'un solide futur pour cette province.

 

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